Diorama : le Perche

L’occasion de perfectionner mes prototypes s’est imposée d’elle-même. En effet, m’étant portée volontaire pour animer un atelier « créatif » lors du week-end d’anniversaire d’un ami, je me suis mis en tête de créer un diorama sur le thème du Perche (c’était l’un des thèmes du week-end).

Après une recherche de photos pas aussi fructueuse que prévue sur Internet, je suis allée à la médiathèque emprunter ces deux ouvrages :

  • Le Perche / André Papazian. Editions Ouest-France (j’aime beaucoup leurs ouvrages nature / patrimoine)
  • Le pays de Perche / Julien Cendres et Christian Vallée. Proverbe (très belles photos, mon seul regret est qu’il n’y a pas de légende ou d’index des photos donc on ne sait pas où elles ont été prises).

La première étape a été de repérer des « motifs » typiques pouvant illustrer ce territoire, de m’exercer à les représenter synthétiquement et de voir comment agencer le tout en 4 plans différents.

Des vaches (finalement abandonnées par la suite), un cheval percheron (évidemment), des collines… Le manoir de Courboyer s’est imposé assez rapidement pour l’arrière-plan.

Une des feuilles de brouillon réalisées pour le diorama du Perche

Ensuite j’ai recopié ces motifs sur papier calque, je les ai scannés puis traités sur Inkscape (logiciel libre équivalent d’Illustrator), en faisant en sorte que le tout tienne sur une page A4.

Résultat après décalquage des dessins brouillons puis traitement sur Inkscape

Vous pouvez télécharger la trame du diorama ici : Marie_Grancey_Diorama_Perche_trame.pdf (104 téléchargements)

A imprimer de préférence sur papier type Canson si vous souhaitez ensuite le colorier avec des crayons de couleur ou sur du papier épais lisse si vous souhaitez le colorier au feutre.

Indications : colorier, couper selon les traits pleins*, plier à l’aide d’une règle (la moins épaisse possible) selon les traits en pointillés, coller le contrefort, coller les plans en commençant par celui du fond.

*Pour le morceau de papier qui correspond au contrefort (en bas à gauche de la feuille), il faut prolonger les lignes jusque sur les bords de la feuille.

Diorama du Perche : mode d’emploi en images

Diorama Perche colorié au feutre
Coloriage de la planche A4 au feutre
Découpe des détails au scalpel
Découpe des différents plans
C’est prêt !

Collage du « contrefort » au dos du ciel

Pliage : plier une languette dans un sens puis retourner le papier pour plier la seconde languette dans l’autre sens.

Pliage – 1
Pliage – 2
Pliage - 3
Pliage – 3
Premier plan plié
Premier plan plié
Collage du dernier plan

Diorama du Perche terminé !

Prochaine étape : faire un diorama au motif urbain… j’ai déjà commencé, ben c’est pas gagné…

Normandie impressionniste – Caen – Exposition Frits Thaulow

Belle exposition au musée des Beaux-Arts de Caen consacrée à Frits Thaulow, peintre norvégien du « pleinairisme ».

« Né à Oslo en 1847, Frits Thaulow découvre Paris en 1874, l’année même de la  première exposition impressionniste. En 1892, il s’installe durablement en  France, multipliant parallèlement les voyages à travers l’Europe et menant une carrière internationale exceptionnelle. Partout où il se rend, il plante son chevalet et peint sans relâche les paysages qui l’entourent. En choisissant d’organiser la première grande rétrospective de l’œuvre de Frits Thaulow, le musée des Beaux-Arts de Caen esquisse le portrait d’un citoyen du monde, écologiste avant l’heure. »
Extrait du dossier de presse disponible ici. Exposition jusqu’au 26 septembre 2016.

Parmi les salles, l’une présente de nombreuses scènes de rivières. Devant ces peintures d’eau vive, on a envie de plonger sa main dans le flot pour en sentir la fraîcheur…

Rivière
Frits Thaulow / Moulin à eau, 1892, huile sur toile, 81,3
x 121 cm. Philadelphie : Museum of Art

En entrant dans la salle dédiée à l’hiver, la sensation d’éblouissement et de froid est saisissante. On croit respirer l’air sec et froid, mais également sentir le soleil.

Traces de pas au premier plan, skieurs au second plan
Frits Thaulow / Hiver en Norvège, 1886, huile sur toile,
98 x 159 cm. Paris : Musée d’Orsay
Traces dans la neige
Frits Thaulow / Hiver (détail), 1886, huile sur toile. Oslo : Nasjonalgalleriet.
Photo de Frits Thaulow peignant en extérieur, dans la neige
Frits Thaulow, cliché Anders Beer Wilse. Oslo, Norsk Folkemuseum

Normandie impressionniste – Rouen – Musée des Beaux-Arts

Nous profitons de cette belle journée classée « noire » sur les autoroutes des vacances pour nous rendre à Rouen… libérée de ses habituels embouteillages !

Direction le Musée des Beaux-Arts de Rouen. J’y étais allée en 2003 et en avait gardé un très bon souvenir. Parmi les tableaux monumentaux exposés , celui-ci m’avait particulièrement marqué :

Alfred AGACHE - Énigme (détail) Huile sur toile, 1888 - Musée des Beaux-Arts de Rouen
Alfred AGACHE – Énigme (détail)
Huile sur toile, 1888 – Musée des Beaux-Arts de Rouen

Toujours dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, nous avons commencé par visiter l’exposition temporaire Manet, Renoir, Monet, Morisot… Scènes de la vie impressionniste. Est-ce parce que nous avions fraîchement vu d’autres expositions sur le même thème ? Nous avons trouvé la muséographie moins agréable que lors de nos précédentes visites dans le cadre du festival. Peut-être est-ce dû également au thème un peu « fourre-tout ».

Il n’était pas autorisé de prendre des photos, mais nous avons noté quelques noms d’artistes que nous ne connaissions pas afin d’en savoir un peu plus sur eux par la suite… Parmi eux, Federico Zandomeneghi.

Jeune fille au lit
Au lit – Federico Zandomeneghi – 1878
Florence, Galleria d’Arte moderna

Pause déjeuner à l’excellent In Situ, à 2 pas du musée.

Restaurant In Situ – 35 Rue Lecanuet 76000 ROUEN

Retour au musée, pour parcourir les collections permanentes (il n’y avait plus de plan imprimé, dommage car certaines salles étant fermées, on était un peu perdus).

Parmi les salles l’une d’elle est consacrée à Jeanne d’Arc (bûcher rouennais oblige…), où il y en a pour tous les goûts.

Jeanne d'Arc écoutant ses voix (détail) / Léon François Bénouville Musée des Beaux-Arts de Rouen, dépôt du Fonds National d'Art Contemporain
Jeanne d’Arc écoutant ses voix (détail) / Léon François Bénouville
Musée des Beaux-Arts de Rouen, dépôt du Fonds National d’Art Contemporain

De nombreux tableaux de la période impressionniste peuvent être admirés dans plusieurs salles (en dehors de l’exposition temporaire).

Le Port d'Honfleur - René de Saint-Delis - 1905 Musée des Beaux-Arts de Rouen, donation François Depeaux
Le Port d’Honfleur – René de Saint-Delis – 1905
Musée des Beaux-Arts de Rouen, donation François Depeaux
La Vielle Fabrique - Frits Thaulow Musée des Beaux-Arts de Rouen
La Vielle Fabrique – Frits Thaulow
Musée des Beaux-Arts de Rouen

… Frits Thaulow, qui est lui-même l’objet d’une exposition au Musée des Beaux-Arts de Caen… (soon…)

Normandie impressionniste – Vernon

Le Bistrot des fleurs étant fermé pour les congés (il nous avait laissé un excellent souvenir… il y a plus de 10 ans), nous nous sommes reportés sur son voisin l’Envie, où nous avons pris un succulent déjeuner.

Nous nous sommes ensuite rendus au Musée de Vernon afin de visiter l’exposition Portraits de femmes : tableaux peints par des femmes. Les sujets sont peu variés (la plupart du temps des femmes ou des jardins), la faute à la misogynie de l’époque, illustrée par un mur de citations plus édifiantes les unes que les autres…

Cécilia Beaux - Sita et Sarita ou jeune fille au chat (détail) (huile sur toile) - 1893-1894 Paris, Musée d'Orsay
Cécilia Beaux – Sita et Sarita ou jeune fille au chat (détail) (huile sur toile) – 1893-1894
Paris, Musée d’Orsay
Anna Boch - En juin / Femme au jardin (huile sur toile) - 1894 Propriété de l'Etat belge, en dépôt au Musée des beaux-arts de Charleroi
Anna Boch – En juin / Femme au jardin (huile sur toile) – 1894
Propriété de l’État belge, en dépôt au Musée des beaux-arts de Charleroi

Nous avons ensuite visité les collections permanentes du musée, dont une section dédiée à l’impressionnisme et une autre à l’art animalier.

Dans le coin « boutique », j’ai pu consulter catalogues et/ou cartes postales d’expositions précédentes (Rosa Bonheur, l’éloge du monde animal ; Harry Eliott, le gentleman illustrateur), ce qui me laisse penser que nous y retournerons probablement pour voir les prochaines expositions.

Dernière photo de notre séjour « impressionniste » : vue de la cour du Musée de Vernon au travers de la porte fenêtre du hall d’accueil…

Cour du musée de Vernon, vue à travers la fenêtre de l'accueil
Musée de Vernon

Normandie impressionniste – Giverny

Nous nous sommes ensuite rendus à Giverny afin de visiter 2 autres expositions du Festival Normandie Impressionniste (l’une à Giverny et l’autre à Vernon).

Nous en avons profité pour visiter les jardins de Claude Monet.

Ça n’était pas la meilleure saison pour le faire (beaucoup de fleurs fanées), ni le bon jour, relativement couvert. Il y avait beaucoup de monde et l’entrée, pour un site de cette fréquentation, n’était pas très bien gérée (par ailleurs l’unique caisse avait un problème de machine de billetterie, ce qui n’arrangerait rien). En revanche, la boutique de souvenirs, immense, ne manquait ni de personnel ni de caisses… hum, hum…

La maison vaut le détour, il y a notamment une belle collection d’estampes japonaises. Le jardin est un peu trop « plein » à mon goût. La promenade au bord de l’eau (avec le fameux pont japonais) est agréable, quoique le charme soit un peu brisé par la route qui passe à proximité (et qu’il faut traverser par un passage souterrain).

Hiroshige - Le chat à la fenêtre
Hiroshige – Le chat à la fenêtre

Nous sommes ensuite allés visiter l’exposition temporaire du Musée des impressionnismes de Giverny : Sorolla, un peintre espagnol à Paris (visible jusqu’au 6 novembre 2016).

C’était une très belle exposition. Devant les tableaux de bord de mer, on s’y croyait vraiment…

Joaquín Sorolla - Pêcheurs valenciens (huile sur toile) - 1895 Collection Broere Charitable Foundation
Joaquín Sorolla – Pêcheurs valenciens (huile sur toile) – 1895
Collection Broere Charitable Foundation
Joaquín Sorolla - L'été (huile sur toile) - 1904 La Havane, Museo Nacional Bellas Artes
Joaquín Sorolla – L’été (huile sur toile) – 1904
La Havane, Museo Nacional Bellas Artes
Femme de dos à la mer
Joaquín Sorolla – (esquisse petit format – huile sur carton) – 1904
Joaquín Sorolla - Cousant la voile (huile sur toile) - 1896 Venise, Fondazione Musei Civici di Venezia, Museo Correr, Galleria Internazionale d'Arte Moderna di Ca'Pesaro
Joaquín Sorolla – Cousant la voile (huile sur toile) – 1896
Venise, Fondazione Musei Civici di Venezia, Museo
Correr, Galleria Internazionale d’Arte Moderna di
Ca’Pesaro

En dehors de l’exposition, nous avons été déçus par la quasi-absence d’œuvres « permanentes » montrées au public (une seule salle).

Normandie impressionniste – Elbeuf

Deuxième étape de notre voyage dans le temps : Elbeuf, plus précisément une ancienne usine transformée en musée, La Fabrique des Savoirs, qui accueille jusqu’au 13 novembre 2016 l’exposition « De l’intime au social, le studio Edeline à Elbeuf (1904-1970)«  (entrée libre).

Voici la présentation qu’en fait le musée : « L’exposition est consacrée aux portraits réalisés dans l’atelier de photographie d’Eugène Edeline entre 1904 et la fin des années 70. Depuis le début du XXe siècle, trois générations ont ainsi  photographié une grande partie de la population d’Elbeuf et de sa région jusqu’aux proches villages de l’Eure. Dans l’intimité de ces personnes, dévoilant leur image à l’occasion des moments importants de leur vie s’est constituée au fil des années une extraordinaire collection, véritable portrait d’une ville et d’une société. Cet ensemble inédit constitue une ressource artistique et documentaire précieuse pour observer la pratique  des photographes d’art professionnels. »

C’était une très belle exposition, pleine d’émotions… J’avoue, on n’a pas pu s’empêcher de se moquer gentiment de certains « portraiturés » !

Photographie de couple (Pellerin) - Studio Édeline, 1928
Photographie de couple (Pellerin) – Studio Édeline, 1928

Une conclusion s’impose : les coiffures ridicules ne datent pas d’aujourd’hui (si vous voyez ce que je veux dire…)

Photographie de fratrie ? (nom illisible) - Studio Édeline, 1931
Photographie de fratrie ? (nom illisible) – Studio Édeline, 1931
Photographie (Saint-Pierre) - Studio Édeline, 1927
Photographie (Saint-Pierre) – Studio Édeline, 1927

Le livre de l’exposition est publié par les Éditions des falaises.

Nous n’avons guère eu le temps de visiter les collections permanentes du musée mais nous avons tout de même pu monter au 5e étage admirer la vue sur les anciennes usines Blin & Blin et assister au rez-de-chaussée à l’histoire de l’implantation et du développement d’Elbeuf en « vidéo-maquette » (je ne sais pas quel est le terme approprié pour cette installation).

Illustration tirée du site La Fabrique des Savoirs
Illustration tirée du site La Fabrique des Savoirs

Normandie impressionniste – Bernay

Georges et moi venons de passer 2 jours en Normandie afin de visiter quelques-unes des expositions proposées dans le cadre du Festival « Normandie Impressionniste ».

Nous nous sommes tout d’abord rendus à Bernay, labellisée « Ville d’art et d’histoire ». Bien qu’ayant passé mon adolescence à une trentaine de kilomètres de cette bourgade, je n’y avais jamais mis les pieds. Nous fûmes donc surpris de découvrir une magnifique petite ville normande. Je n’ai pas (encore) lu Madame Bovary, mais du peu que j’en sais, j’imagine fort bien l’intrigue se dérouler ici. De belles maisons en brique ou à colombages, une abbatiale dont le chevet est recouvert de pans de bois (comme dans la région de Troyes), les bâtiments en pierre de l’ancien ensemble abbatial abritant aujourd’hui la mairie et le musée des beaux-arts… et, un peu plus loin, la « Maison Paquebot » symbole du modernisme des années 30.

Maisons à colombages, Bernay
Maisons à colombages à Bernay
Bernay : Musée des Beaux-Arts, Hôtel de Ville, Abbatiale Notre-Dame
Bernay : Musée des Beaux-Arts, Hôtel de Ville, Abbatiale Notre-Dame
Maison Paquebot, Bernay
Maison Paquebot, Bernay

« Portraits de lectrices » était le thème de cette première exposition.
(J’ai justement en cours une peinture de lectrice, sur laquelle je bloque : après avoir passé des jours sur une perspective pourrie – qui l’est d’ailleurs toujours –  je n’arrive pas à décider de quelle couleur je dois peindre la robe de ma gente dame…).

Nous avons souri devant la double-page d’un ancien numéro de Marie-Claire sur les « Lettres difficiles » (à écrire).

« Les lettres difficiles » : article paru dans Marie Claire n°9, avril 1937 (collection particulière)
Exemple de lettre pour demander l’échange d’un cadeau, tiré de l’article « Les lettres difficiles » paru dans Marie Claire n°9, avril 1937 (collection particulière)

Après avoir mangé un délicieux couscous au Dattier (quand on ne sait pas où aller manger en vacances, Georges et moi optons souvent pour un couscous… et nous n’avons jamais été déçus par ce choix… humm la bonne semoule !), nous sommes allés visiter les collections permanentes du Musée des Beaux-Arts.

« La Sculpture » (plâtre) – Léon FAGEL – 1904 – Musée des Beaux-Arts de Bernay